SCI: société ayant un caractère civil et constituée par deux associés minimum, personnes physiques ou morales.
L’objet social de la SCI est l’acquisition et la location de biens immobiliers. Suivant la spécificité de l’activité souhaitée on peut opter pour une forme particulière de SCI.
- SCI de location et de gestion (de biens non meublés): c'est la plus connue.
- SCI d'attribution : Elle permet d'acquérir un immeuble pour le diviser par fractions aux associés. Elle peut se transformer en copropriété.
- SCI de construction-vente : ce cadre est plus destiné aux promoteurs qu'aux particuliers.
- SCI de placement immobilier (SCPI)a SCI ne peut en aucun cas avoir un objet commercial et faire appel à l’épargne publique (à l’exception des SCPI).
Sont donc interdits :
- La location en meublé qui relève du régime BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux).
- L’activité consistant à acheter dans le but de revendre qui relève de l’IS (Impôt sur les sociétés).
Elle peut néanmoins revendre un bien qu’elle détient dès lors que cette activité est exceptionnelle.
Les statuts d'une SCI peuvent être rédigés sous seing privé ou par acte authentique (par un notaire). Il est toutefois préférable de confier la rédaction des statuts de sa SCI à un notaire qui pourra vous conseiller au mieux, même si la rédaction et l’enregistrement ne posent pas de problèmes particuliers.
La SCI permet une gestion souple d’un bien immobilier. Elle permet à plusieurs personnes d’acquérir et de gérer en commun un bien.
Les parts sociales de la SCI sont facilement partageables ou « démenbrables ».Leur transmission est plus avantageuse que la transmission directe du bien, car en générale inférieures à valeur réelle, les emprunts venant en déduction de l’actif social.
Exonération des plus-values : la durée de détention de quinze ans qui permet d’échapper à l’impôt sur les plus-values en cas de revente du bien démarre à la date de création de la SCI et non à la date de l’acquisition du bien. Ainsi même si la SCI vient d’acquérir un bien alors même qu’elle a été crée il y plus de quinze ans, elle sera exonérée d’impôt sur les plus-values en cas de revente des parts sociales.
Formalités : Pour les particuliers, la SCI nécessite une gestion plus lourde avec des obligations juridiques, comptables et fiscales, car il s’agit d’une société.
- Même si un bilan n’est pas exigé il est fortement conseillé de tenir une comptabilité précise et de faire établir un bilan annuel par un expert-comptable. Les comptes de la SCI quant à eux doivent être approuvés en Assemblée générale annuelle.
- Déclaration obligatoire : la SCI doit chaque année remplir une déclaration des résultats de l’année précédente à transmettre à l’administration fiscale (formulaire 2072)
- Responsabilité des associés : les associés sont solidairement responsables des dettes, proportionnellement à leur apport.
- Cession : la revente des parts sociales est moins aisée.
La SCI est dîtes translucide, ce qui implique que les associés sont imposés distinctement, sauf cas particulier ou la société a opté pour l’IS (Impôt sur les Sociétés).
Attention ! Cette option est irrévocable.
Les associés déclareront donc les revenus de la SCI dans le cadre des revenus fonciers.
Il est enfin possible de bénéficier de l'exonération des plus-values immobilières lorsqu'on vend sa résidence principale détenue par une SCI.
Une solution intéressante, notamment en cas de familles recomposées. Le conjoint survivant pourra conserver l’usage du bien. C’est la SCI qui achète et devient propriétaire du logement.
Les associés sont locataires ou occupants à titre gratuit. Attention cette formule entraîne certains inconvénients dont il faut tenir compte : pas de prêt à taux zéro, ni de réduction d’impôts pour les intérêts d’emprunt ou les travaux.