La suppression du
prêt à taux zéro dans l’ancien ou du dispositif Scellier à la fin de l’année avaient déjà fait craindre le pire aux professionnels de l'immobilier qui avaient en décembre 2011 tirés la sonnette d'alarme. Aujourd'hui, c'est du côté des taux d'intérêt que les mauvaises nouvelles affluent.
La dégradation par l’agence Standard And Poor’s qui a fait perdre à la France son triple A et la mise sous surveillance de l’agence de notation Moddy’s pourrait avoir, à en croire le courtier national Empruntis, des répercutions sur le marché des
taux de crédits immobiliers.
Le fait que l’État français se trouve trop endetté devrait le contraindre à prêter l’argent plus cher aux banques françaises qui n’auraient alors pas d’autres alternatives que de répercuter cette hausse aux emprunteurs.
Autre facteur déterminant, les taux des emprunts d’État se montrent particulièrement stables et pourraient jouer un rôle de régulation. Rappelons que l’OAT à 10 ans est un taux fixe servant de référence au calcul des
taux de crédits immobiliers.
Or, depuis le début de l’année, l’indice tec 10 ans n’est pas du tout orientée à la hausse.
Autre phénomène dont il faut tenir compte, c’est que les crédits immobiliers servent de produit d’appel aux banques qui ont besoin de gagner des parts de marché. Restreindre alors l’accès au crédit comme elles semblent le faire depuis quelques mois, comme le prouvent pourrait avoir un revers négatif à moyen et long terme.
Les difficultés rencontrées par les
primo-accédants, notamment ceux qui ne disposent pas d'un d'
apport personnel minimum ou qui ont un
taux d'endettement au dessus de 33% pourraient alors s'applanirent ou tout au moins ne pas s'aggraver.
La concurrence reste rude et pourrait inciter les banques à répercuter de manière modérée la hausse éventuelle.
Évidemment, une hausse des taux d’intérêt ne sera pas sans conséquence sur le
marché de l’immobilier, les candidats à l’accession perdant en capacité d’emprunt.