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POINT SUR LES MAUVAISES NOUVELLES QUI AFFECTENT L'IMMOBILIER

Fin des dispositifs fiscaux

La suppression de la Loi Scellier vient d’être définitivement votée par l’Assemblée nationale. Le dispositif prendra donc fin au 31 décembre 2012, faisant craindre le pire chez les promoteurs pour qui les opérations de défiscalisation immobilière représentent plus de la moitié des transactions.

Ces inquiétudes ont été relayées par le président des promoteurs, Marc Pigeon qui a indiqué que la fin du dispositif pouvait engendrer la perte de 100 000 emplois. L’intention du gouvernement il y a encore quelques semaines était pourtant de prolonger le dispositif jusqu’en 2015 tout en ramenant progressivement le taux de 22 à 14%.

Toutefois, si l’immobilier locatif va perdre beaucoup avec la fin de la Loi SCELLIER, les primo- accédants qui investissent dans le neuf pour acheter leur résidence principale continueront à bénéficier du prêt à taux zéro. Mais le montant sera dorénavant plafonné en fonction des revenus de l’emprunteur.

Là encore, il s’agira d’un recul des aides à l’accession puisque les classes moyennes ne pourront plus y prétendre comme en 2010.

Ce sera donc la première fois depuis 1996 et le dispositif Périssol que l’immobilier neuf ne bénéficiera d’aucune mesure fiscale incitative.

Hausse des taux d’intérêt

En décembre 2010, la hausse brutale des taux de credit avait laissé craindre le pire. Toutefois, les taux se sont stabilisés en 2011 avec une hausse mesurée des taux fixes de l’ordre de 0,50%.

Hausse des O.A.T

Cependant, la hausse de novembre des O.A.T (obligations assimilables du Trésor) laisse présager une nouvelle hausse des taux. Rappelons qu’il s’agit d’obligations émises par l’État remboursables in fine, c'est-à-dire à la date d’échéance et cotées à l’EURONEXT.

Sur le seul mois de novembre, le taux des O.A.T à 10 ans a ainsi grimpé de 3,04 % au 1er novembre à 4,01 % au 17 novembre, soit une hausse de plus d’un point, avant de redescendre à 3,55% au 21 novembre.

Or, les OAT à 10 ans servent de référence aux banques pour déterminer leur taux fixe. Il est toutefois peu probable que ces dernières répercutent directement et en totalité cette hausse. Celle-ci devrait être plutôt progressive.

Contexte économique de crise et baisse de la demande

La grave crise économique et financière qui sévit apporte son lot d’incertitudes. Et si les ménages ont continué à consommer, il est fort possible que dans un tel contexte, les Français se montrent à l’avenir plus prudents et reportent leur projet immobilier à des jours meilleurs.

C'est pourquoi de nombreux observateurs craignent que la combinaison de l’ensemble de ces facteurs ne plonge le marché de l’immobilier dans une crise sans précédent. Réponse attendue dans quelques mois.  

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