Alors que certains commentaires font état de signes encourageants et relèvent avec satisfaction la poursuite de la baisse des
prix de l'immobilier, (baisse constatée par ailleurs par la FNAIM pour le premier semestre 2009) d'autres se montrent plus pessimistes et sont persuadés que la crise n'a pas encore atteint son paroxysme.
Chacun développe son argumentaire en s'appuyant sur des chiffres souvent bien contradictoires. Il faut savoir que les chiffres pris en compte sont ceux enregistrées après un acte authentique et non en
compromis de vente qui nous semblent être le meilleur baromêtre pour une période d'activité
Une chose est certaine, la crise immobilière est bien là et le krach attendu a pour l'instant été évité par les mesures adoptées ces derniers mois comme la baisse des
taux d'intérêt ou le doublement du
prêt à taux zéro pour la
résidence principale.
A notre sens deux éléments peuvent apporter une réponse dans les mois à venir.
- L'emploi tout d'abord, car c'est de son état que dépendra principalement la sortie de crise de l'immobilier. Aucune mesure ne permettra jamais à un chômeur ou une travailleur précaire d'acquérir sa résidence principale. Malheurseusement, la dégradation du marché de l'emploi et les nombreux plans de licenciement annoncés ces derniers mois risquent de peser très fort dans les mois à venir et contribuer à aggraver un secteur déjà bien mal en point.
- La santé financière des banques ensuite. Elles ont subi la crise de plein fouet et en sont par ailleurs pour certaines responsables. Même si l'information relayée par les médias consistant à dire que les banques ne prêtent plus s'avère bien inexacte, il faut avouer que ces dernières ont nettement durci leur position. il faudra attendre que la confiance revienne (les banques se prêtant entre elles) pour que l'on puisse entrevoir une sortie de crise.