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Obtenir un pret sans co-emprunteur

Vous êtes célibataire

Les règles d’admissibilité d’un dossier de crédit immobilier sont les mêmes que vous empruntiez seul ou en couple. Cela signifie que le service d’analyse de la banque étudiera les éléments avec la même exigence, qu’il s’agisse d’un emprunteur isolé ou d’un couple de co-emprunteurs.

La différence pour un célibataire tient d’une part en sa capacité d’endettement plus faible du fait qu’il n’y a qu’un revenu unique et d’autre part en ses besoins en termes de surface habitable. S’il s’agit d’acheter un studio en province à un prix de 100 000 euros, un salaire de 1500 euros suffira si on emprunte sur 25 ans ou 30 ans. 

Notez que, compte tenu du niveau des taux de crédit pratiqués à l’heure actuelle, une durée de 30 ans n’impactera que très faiblement la mensualité d’emprunt, soit environ d’une trentaine d’euros par mois.

Autre aspect à prendre en considération : le risque reposant sur une seule personne, la banque se montrera plus stricte dans l’application des consignes de risque.

C’est pourquoi, emprunter seul nécessite d’avoir une situation professionnelle stable. C’est un facteur déterminant dans la décision d’acceptation d’un dossier de financement. Dans le cas contraire, sachez que la banque pourra exiger lors de l’ouverture du contrat d’assurance de prêt, vous souscriviez une option perte-d’emploi.  
pret immobilier pour celibataire

Vous êtes en union libre

Sur un plan juridique, la situation des couples en union libre diffère suivant qu’ils sont pacsés ou qu’ils vivent maritalement. En effet, les couples ayant signés un pacs sont soumis au même régime que ceux qui sont mariés sous le régime de la séparation de biens (voir ci-dessous). Pour les couples vivant en concubinage, il existe différentes formules juridiques d’acquisition dont la plus connu est le régime de l’indivision. Le logement appartiendra alors à chacun en fonction du montant de l’apport. 

Cette solution n’est toutefois pas sans conséquences en cas de séparation, notamment quand l’acquisition est réalisée à 50/50. Les solutions consistent soit à vendre le bien et à partager le fruit de la vente soit à ce qu’un des deux membres du couple garde le logement et rachète la part à l’autre. On parle alors de rachat de soulte. En cas de désaccord, il faudra alors une décision de justice pour trancher. En règle générale, les tribunaux de grande instance prononcent la fin de l’indivision.

Il existe toutefois de nombreux cas où un seul des deux concubins emprunte et devient propriétaire de la résidence principale. C’est généralement le cas des couples où une seule personne travaille où bien lorsqu’un l’un d’entre eux possède un capital important. Dans ce cas, la situation juridique est claire mais soulève un autre problème lié au fait qu’un des membres du couple n’aura aucun droit sur le logement.
Emprunter sans conjoint

Vous êtes mariés sous le régime de la séparation de biens

Emprunter seul quand on est marié sous le régime de la séparation de biens (où pacsés) est assez fréquent, notamment lorsqu’un des membres du couple réinvestit une partie du patrimoine qu’il détenait avant le mariage. 
Toutefois, dans le cas de la résidence principale, le problème reste délicat sauf à prévoir des aménagements spécifiques comme l’inscription d’une clause d’attribution accordant le logement familial au dernier survivant.

Enfin, il faut également que les preuves de propriété puissent être apportées sans quoi chaque membre sera considéré comme propriétaire indivis du bien. Il est donc primordial de fournir tous les documents justificatifs au notaire pour que celui-ci, au moment d’authentifier l’acte d’acquisition, enregistre les preuves servant à déterminer l’origine des fonds.
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Auteur : Louis SERICOLA
L'auteur de cet article
Après une riche carrière en actuariat et analyse de risques de crédit, puis d'inspecteur d'assurance au sein de COMMERCIAL UNION devenu AVIVA, ou il développe son sens de l'analyse et son esprit de synthèse, Louis SERICOLA a dirigé un important cabinet de gestion de patrimoine, précurseur de l'intermédiation en crédit dans les années 90, avant de créer en 2008 CREDITAS.
Ses études d'économiste et de gestionnaire de patrimoine lui confèrent de solides connaissances en gestion et finance ainsi qu'en droit et en fiscalité.
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